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Les études
des milieux naturels ont pour objectif de déterminer
l'impact causé par le projet sur les habitats naturels
et les espèces, en particulier sur les zones de marais
(Marais Poitevin et Marais de Rochefort).
Ces deux grands ensembles ou entités,
séparés, aux écosystèmes complexes,
riches et diversifiés (canaux plus ou moins larges,
fossés connectés ou interconnectés, prairies
humides et inondées
) s'étendent jusqu'au
littoral, et jusqu'à la rive droite de la Charente
pour le marais de Rochefort.
Une partie de ces grandes zones humides
est proposée en zone Natura 2000.
Dans un premier temps, les Directions Régionales
de l'Environnement des PAYS DE LA LOIRE et de POITOU-CHARENTES
ont fourni les zones d'inventaires et réglementaires
couvrant tout le secteur d'étude ainsi que les abords
pour tenir compte des connexions et inter-connexions:
Les inventaires comprennent :
- les zones naturelles d'intérêt
écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de
type I et II, inventoriées en 1984 et récemment
remises à jour pour le compte du Ministère
de l'Environnement. Les ZNIEFF type 1 sont caractérisées
par leur intérêt biologique remarquable ; les
ZNIEFF type 2 sont des grands ensembles naturels riches
et peu modifiés.
Les ZNIEFF, par elles-mêmes, n'impliquent
aucune contrainte juridique. Cependant la loi paysage du 8
janvier 1993 a donné un caractère opposable
au respect de la protection des espèces protégées
des ZNIEFF à condition qu'elles soient citées
dans les plans d'occupation des sols.
- les zones d'importance communautaire pour
les oiseaux
(ZICO) et les pré inventaires ayant
servi à la proposition de sites d'intérêt
communautaire. Ces zones ont été délimitées
conformément aux directives européennes n°
79/409 du 2 avril 1979 et n° 92/43 du 21 mai 1992. Il
ne sont pas opposables aux tiers.
A l'intérieur de ces
inventaires, différents périmètres de
protection sont définis ou sont en projet :
- zones de protection spéciale (ZPS),
incluses dans les ZICO et délimitées au titre
de la directive "oiseaux" (n° 79/409),
- zones spéciales de conservation
(ZSC) qui seront désignées parmi les sites
d'intérêt communautaire (SIC) actuellement
proposés par la France à la Communauté
Européenne au titre de la directive "habitats"
(n° 92/43).
Ces deux zones constitueront le réseau
"Natura 2000". L'objectif ce ces zones est de maintenir
ou rétablir dans un état de conservation favorable
les habitats naturels et les espèces de faune et flore
sauvages d'intérêt communautaire. Les protections
et prescriptions figurant dans les deux directives européennes
sont opposables aux tiers.
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Dans ces sites, les différents partenaires
concernés doivent rechercher le maintien des activités
existantes avec des modes d'exploitation conciliant le maintien
du patrimoine biologique.
Tout projet en interface avec les sites
NATURA 2000 doit faire l'objet d'un dossier d'incidences pour
déterminer l'importance de l'impact du projet.
Ces renseignements, superposés
au fuseau, ont permis d'obtenir une vision d'ensemble des
secteurs pouvant apparaître comme sensibles.
En parallèle, il a été
fait appel à deux bureaux d'études pour prospecter
et analyser les territoires traversés :
- CERA pour les études batrachologique
et herpétologique
- GEREA pour la flore et la faune
(sauf amphibiens et reptiles), la synthèse sur l'ensemble
étant faite par ce dernier.
Ces études commencées en février
et mars 2001 doivent se poursuivre sur une année, afin
d'obtenir des données sur un cycle biologique complet
et conforter l'analyse effectuée.
Pour mener à bien ces études,
4 grands types d'approche on été mis en uvre
:
- la collecte de documents (bibliographie
apportant des renseignements utiles pour l'état des
lieux ou l'analyse des enjeux, documents DIREN
),
- l'analyse des photographies aériennes afin
de :
- dresser une carte de l'occupation du sol,
- localiser les observations terrain,
- identifier les potentialités de différents
secteurs.
- la consultation d'experts informateurs
(Muséum d'Histoire Naturelle, Fédérations
de Chasse, Fédérations de Pêche et association
naturalistes
).
- les observations de terrain avec une première
visite pour repérage des zones à prospecter,
puis des visites plus approfondies à différentes
périodes, en axant particulièrement les recherches
sur les secteurs jugés les plus intéressants
au niveau des habitats potentiels.
Les habitats sont étudiés
et hiérarchisés selon la diversité et
l'importance des espèces (faune, flore) rencontrées
ou signalées et les capacités potentielles d'accueil.
Les fonctions de cet habitat sont également prises
en compte (corridor biologique, zone de reproduction, zone
d'alimentation
).
Toute la faune est prise en compte : les
insectes, pour certaines espèces, sont capturés
au filet à papillons ; les reptiles sont recherchés
sur la route (reptiles écrasés) et dans les
lieux spécifiques d'observation (voie ferrée
et abords) ; les batraciens sont détectés visuellement
ou par écoute ; l'avifaune et les mammifères
font l'objet d'observations et de détections de traces.
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