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L'objectif est
la préservation des milieux aquatiques et le maintien
du fonctionnement des marais ainsi que la préservation
de la ressource en eau.
La méthode
utilisée comporte :
- pour les eaux superficielles,
la caractérisation des secteurs du marais, en différenciant
les marais mouillés et les marais desséchés
et en précisant leur fonctionnement, le recensement
des cours d'eau et de canaux, la délimitation des
zones inondables,
- pour les eaux souterraines,
l'identification des nappes aquifères exploitées
et potentielles ainsi que la connaissance de leur vulnérabilité.
Les données
ont été recueillies :
- auprès des différentes
administrations : Service de l'Eau et des Milieux Aquatiques
des DIREN, DDE, DDAF, DDASS, délégations inter
services de l'eau, agences de l'eau
- auprès des collectivités
: Conseil Général, Service Hydrogéologique
Départemental, Institution Interdépartementale
du bassin de la Sèvre Niortaise, Forum des Marais
Atlantiques,
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Les eaux de surface
La typologie des Marais Poitevin et
Rochefortais est globalement la suivante :
Les marais mouillés ont
une double fonction hydraulique :
- de rétention des crues hivernales
(surverse de la nappe du dogger et eaux de ruissellement
du bassin versant de la Sèvre Niortaise),

" Canal de la Brune "
- d'alimentation du marais desséché
en période estivale.
- d'alimentation du marais desséché
en période estivale.
Les marais desséchés sont protégés
des crues par des digues.
On peut différencier le réseau
hydraulique linéaire en trois grands types :
- le réseau
primaire constitué des canaux les plus larges (6
à 10 m) les plus profonds (1,5 m) et des rivières
canalisées (canaux du Curé, de la Banche et
de la Brune dans le Marais Poitevin, canaux de Charras et
de la Daurade dans le Marais Rochefortais, par exemple),
- le réseau
secondaire formé de canaux ou gonelles moins larges
(4 à 6 m) et profonds (1 m). Ils relient entre eux
les blocs de parcelles,
- le réseau
tertiaire composé des gonelles et fossés de
faible largeur (1,5 m) qui ceinturent chaque parcelle.
Le réseau tertiaire et une
partie du réseau secondaire sont gérés
par chaque exploitant agricole. Les réseaux primaire
et secondaire sont gérés par les syndicats de
marais, d'exploitants et de propriétaires et les syndicats
mixtes :
- en période estivale et intermédiaire
: apport d'eau depuis le marais mouillé par ouverture
des bondes, maintien des niveaux d'eau et des réserves
à l'aide des vannes et des seuils. La gestion est
particulièrement difficile en période intermédiaire
où un niveau d'eau suffisant doit être maintenu
pour les prairies mais où les crues de printemps
doivent être anticipées car elles seraient
catastrophiques pour les cultures printanières.
- en période hivernale, évacuation
des crues par les portes à flot.
Dans le Marais Poitevin, les marais mouillés
se limitent aux marais limitrophes de la Sèvre Niortaise.
Dans le Marais Rochefortais, les marais
mouillés sont limités au Nord du canal de Charras
mais il existe de grandes prairies humides dans la zone d'étude.
L'alimentation estivale en eau se fait d'une part depuis le
canal de Charras alimenté par le bassin versant et
d'autre part depuis les canaux de Genouillé, de Saint-Louis,
de la Daurade et des Grenons (Loire) alimentés par
la Charente (feeder de Pont-Rouge).

" Canal de Charras "
Pour l'étude autoroutière,
l'ensemble de ces marais est considéré comme
zone humide au titre de la loi sur l'eau. L'étude de
délimitation et de caractérisation de la zone
humide du Marais Poitevin (Ministère de l'Environnement)
d'août 1999 est exploitée. Pour le Marais Rochefortais
où il n'y a pas d'étude de ce type, la courbe
des 5 m NGF a été prise comme ligne enveloppe.
Les zones inondables correspondent
à :
- la vallée de la VENDEE : le plan
de prévention des risques (PPR) est en cours de consultation
des communes, FONTENAY-LE-COMTE, AUZAY et CHAIX dans le
fuseau d'étude.
- la vallée de la Sèvre Niortaise
entre le bot de VIX et le bot de TAUGON-LA-RONDE ainsi qu'au
Nord de THAIRE-LE-FAGNOUX, tel que défini dans l'atlas
de la zone inondable ; il n'y a pas de PPR en cours.
La qualité actuelle des eaux
superficielles et les objectifs de qualité assujettis
aux principaux cours d'eau et canaux ont été
relevés sur les documents de synthèse des agences
de l'eau Loire - Bretagne et Adour - Garonne.
L'objectif de qualité, lorsqu'il est fixé, est
eau de bonne qualité (1B).
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- par trois réunions
des syndicats mixtes de coordination hydraulique, des unions
et associations syndicales de marais. Ces réunions
ont permis de recenser les souhaits des syndicats en matière
de restructuration des réseaux hydrauliques, de gestion
et d'entretien.
Le projet est
concerné par :
-
les Schémas
Directeurs d'Aménagement et de Gestion des Eaux
(SDAGE) Adour-Garonne et Loire-Bretagne qui ont fixé,
sur ces grands bassins hydrographiques, les orientations
fondamentales d'une gestion équilibrée de
la ressource en eau et de préservation des écosystèmes
aquatiques et des zones humides,
- les Schémas d'Aménagement
et de Gestion des Eaux (SAGE) de la Vendée d'une
part et de la Sèvre Niortaise et du Marais Poitevin
d'autre part. La Commission de Coordination Inter-SAGE,
constituée en 1999, qui regroupe également
le SAGE du LAY non concerné ici, a pour objectif
de prendre en compte les problèmes de gestion des
eaux sur l'ensemble du bassin versant de la Baie de l'AIGUILLON.
Le SAGE de la Sèvre Niortaise et du Marais Poitevin,
dont la Commission Locale de l'Eau (CLE) est en place depuis
août 1998, est en finalisation du pré-diagnostic
; le projet autoroutier prendra en compte les scénarios
de gestion qui seront définis.
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Les eaux souterraines
Les nappes aquifères de la plaine
Sud-Vendéenne (nappes du Dogger et du Lias) et
de l'AUNIS (nappe du jurassique supérieur), classées
en nappe intensément exploitée (NIE) par
le SDAGE, font l'objet d'un fort prélèvement
par forages agricoles et présentent une dégradation
de leur qualité car elles sont peu protégées
par les sols superficiels.
L'étude NIE du Sud-Vendée a été
prise en compte. L'étude NIE de l'AUNIS en est
à sa première phase (synthèse des
données existantes et mesures piézométriques)
sous maîtrise d'uvre de l'IIBSN.
Le fuseau concerne un seul captage pour
l'alimentation en eau potable : le captage de Frace à
AIGREFEUILLE d'AUNIS. Son périmètre de protection
éloigné (secteur à contraintes spécifiques)
tel que défini en 1978 est intercepté. Mais
un nouveau périmètre est en cours de définition
par un hydrogéologue agréé.
Une étude hydrogéologique
des Marais de ROCHEFORT a été menée
par le BRGM pour le compte du Conseil Général
de CHARENTE-MARITIME et de l'Etat de 1998 à 2000.
Cette étude a montré :
-
l'existence d'un seuil
géologique entre le plateau d'AUNIS et l'île
de BREUIL-MAGNE, passant par les îles de SOUMORAN
et de FLAY : ce seuil sépare deux entités
à l'Est et à l'Ouest de la RD 5.
-
l'existence d'une crête
piézométrique à ce niveau dans
le bri et dans le substratum calcaire : il y a donc
peu d'écoulements transversaux en profondeur.
-
la faible conductivité
hydraulique du bri.
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