ETUDES EN COURS

AGRICULTURE

Les objectifs sont de connaître les territoires et données agricoles à l'échelle de la commune et de l'unité agricole.

Le recueil des données agricoles a été établi par le Service Aménagement de la SAFER POITOU-CHARENTES, prestataire de l'étude agricole :

  • auprès des administrations et organismes professionnels ;
  • lors de réunions des exploitations agricoles menées par commune en juillet 2001.

Lors de ces réunions, les Chambres d'Agriculture ont donné des informations sur les mesures d'insertion et compensatoires agricoles qu'il y aurait lieu de prévoir.

Ce recueil a permis d'établir des cartes à l'échelle communale (type d'agriculture pratiquée, aspect physique des sols, structure foncière des exploitations) et à l'échelle des unités agricoles (siège et parcellaire d'exploitation, mode de faire-valoir, productions dominantes, aménagements à la parcelle de type drainage et/ou irrigation, cultures spécialisées, diversification…). C'est ce travail important qui a servi de base à l'analyse des variantes étudiées.

Globalement on peut différencier :

  • les sols calcaires de la plaine de VENDEE et du plateau d'AUNIS : leur potentiel est lié à la réserve hydrique ; sans irrigation, le blé est la culture la mieux adaptée ; avec irrigation, le maïs et le pois ont de bons rendements,
  • les sols à bri, dépôts marins argileux, du Marais Poitevin et du Marais de ROCHEFORT. Sans drainage, la submersion du sol ne permet que la valorisation par la prairie permanente, d'où la part importante de marais desséchés.

La baisse du nombre d'exploitations relevée entre les deux recensements généraux de l'agriculture de 1988 et 2000 et qui risque de perdurer a entraîné une augmentation de la taille des exploitations qui est de 63 hectares en moyenne dans la zone d'étude.

Les productions dominantes sont céréalières mais l'élevage bovin reste important surtout en zone de marais. Les systèmes de production sont donc soit des systèmes spécialisés en cultures de céréales et d'oléoprotéagineux, soit des systèmes associant cultures et surface fourragère.

Les surfaces toujours en herbe sont en nette diminution surtout en zone de marais (leurs quantités sont non significatives et faibles en plaine calcaire).

Les aménagements à la parcelle sont importants et concernent :

  • l'irrigation sur la plaine de VENDEE à partir de forages dans les nappes, sur le plateau d'AUNIS dans une moindre mesure, enfin dans le marais de ROCHEFORT à partir de pompages dans les canaux,
  • le drainage en marais desséchés (POITEVIN et ROCHEFORT).

Les remembrements sont anciens, exception faite de ceux liés à la réalisation de A 83 et A 837.
Les contrats territoriaux d'exploitation (CTE) en zone de marais commencent à se mettre en place ; leur objectif est le maintien et la reconquête des prairies naturelles.

Dans sa mission interministérielle agriculture-environnement-tourisme, M. Pierre ROUSSEL, coordonnateur pour le Marais Poitevin, propose un juste équilibre entre prairies (et donc élevage) et grandes cultures, entre protection et développement, ceci grâce à la mise en place d'aides au maintien de la qualité environnementale et une meilleure gestion des eaux.
Une charte de qualité, passée entre le maître d'ouvrage de l'opération autoroutière et le maître d'ouvrage des opérations de remembrement et les commissions communales, permettrait d'assurer une cohérence entre les deux opérations et de préserver ainsi le milieu bocager de certaines zones (marais mouillés, bocage relictuel en marais desséché et plaine calcaire)
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