ETUDES ET COMPARAISON DES VARIANTES
LARGES ET CONTRASTEES

Avant la proposition finale de réaliser une autoroute entre A 83 et A 837, de nombreuses études et concertations ont été menées sur le principe et le type d'aménagement routier, depuis les années 70 ( accès aux cartes des variantes de fuseaux et tracés routiers étudiés):

- Liaison SAINTE-HERMINE – LA ROCHELLE :

Après études d'aménagement d'itinéraire et concertation avec les élus, responsables socio-économiques et administrations concernées, un fuseau de 1 000 m, dans lequel aurait été retenu un aménagement routier, a été approuvé par décision ministérielle en 1993.

Ce fuseau s'appuyait sur la RN 137 entre SAINTE HERMINE et MOREILLES puis sur les RD 10a et 9 entre MOREILLES ET ESNANDES. Il contournait ensuite l'agglomération rochelaise pour se raccorder sur la RN 137 au niveau de CHATELAILLON.

Les études complémentaires dans ce fuseau ont montré que ce projet comportait des impacts importants sur les milieux naturels sensibles proches de la baie de l'Aiguillon.

A l'issue d'une concertation complémentaire, une alternative de fuseau a été recherchée plus à l'est en 1993. Ce fuseau, qui se développait entre SAINTE-RADEGONDE DES NOYERS et CHAILLÉ LES MARAIS puis passait à l'ouest de MARANS, présentait des impacts environnementaux aussi importants.

Messieurs les Ministres de l'Environnement et de l'Equipement ont annoncé le 25 octobre 1994 leur décision d'abandonner ces dispositions et d'y substituer le principe d'une autoroute concédée.


- Itinéraire FONTENAY-LE-COMTE – LA ROCHELLE :

les études d'aménagement de la RD 938 ter, menées en 1997, ont montré que l'aménagement nécessitait une déviation longue à l'est de MARANS et que l'élargissement à 2 x 2 voies était par ailleurs difficile.


- Solutions autoroutières en tracé neuf :

Au vu des impacts forts des aménagements décrits précédemment, les Conseils Régionaux des Pays de la Loire et de Poitou-Charentes, les Conseils Généraux de Vendée et de Charente-Maritime et les élus nationaux ont décidé d'accepter le principe d'une autoroute concédée.

Au vu des données environnementales dans la zone d'étude, plusieurs variantes de fuseau de 1 000 m ont été recherchées et étudiées puis soumises à la concertation locale entre juin et octobre 1997. La synthèse des avis exprimés et le bilan de la concertation ont permis de retenir le fuseau majoritairement préféré.

Cette concertation a été suivie par une commission indépendante qui en a validé le déroulement et les conclusions.

- Etudes multimodales :

Le Ministre de l'Equipement, des Transports et du Logement a décidé de créer les conditions pour qu'un débat local sur le projet autoroutier A 831, ses variantes et ses alternatives multimodales routières, maritimes et ferroviaires ait lieu en juillet, août et septembre 1999 dans le cadre des réflexions sur les schémas de service de transports de voyageurs et de marchandises.

Le rapport de synthèse de la concertation locale confortait le principe de la solution autoroutière à rechercher dans le fuseau de 1 000 m précédemment choisi, en préconisant d'envisager des mesures complémentaires :

- étude du développement d'un tramway régional au sein du bipôle LA ROCHELLE - ROCHEFORT ;

- développement de la capacité de traitement du fret ferroviaire sur le port de LA ROCHELLE- LA PALLICE ;

- limitation des aménagements de capacité sur les routes nationales et départementales dans la traversée très sensible des Marais Poitevin et de Rochefort.

- Solution en aménagement sur place de la RN 137 :

Une solution alternative à l'autoroute consistait en un aménagement sur place, à 2 x 2 voies de type autoroutier, entre SAINTE HERMINE (A 83) et ROCHEFORT (A 837).

Toute la RN 137 n'est pas aménageable autour du tracé actuel et cet aménagement portait sur :

- entre SAINTE-HERMINE et A810 (ex RN11) à SAINTE SOULLE (Usseau) : déviations des agglomérations et aménagement sur place de la route nationale hors agglomération ;

- tracé neuf depuis A810 (ex RN11) jusqu'à LA ROCHELLE Sud car la rocade actuelle de LA ROCHELLE, saturée, est difficilement élargissable à 2 x 3 voies ;

- aménagement de la RN 137 actuelle à 2 x 3 voies entre LA ROCHELLE et ROCHEFORT (avec sections neuves ponctuellement), du fait du trafic attendu.

Les études environnementales de cet aménagement sur place ainsi qu'une comparaison avec la solution autoroutière en tracé neuf ont montré que :

- les deux solutions présentaient un impact comparable sur les Marais Poitevin et de Rochefort et leurs milieux aquatiques et naturels mais que des mesures d'insertion et d'accompagnement permettaient de les résorber ;

- l'aménagement sur place avait un impact fort sur l'habitat riverain de la RN 137. Enfin, entre LA ROCHELLE et ROCHEFORT, il se situait à proximité du littoral, dans un secteur de forte sensibilité écologique de contact côte – marais, et portait atteinte à la réserve naturelle d'YVES.

L'ensemble de ces éléments environnementaux ainsi que les éléments techniques (difficulté de réalisation, gêne à l'usager et étalement de l'investissement non concédé), financiers (investissement sensiblement aussi lourd) et socio-économiques font que l'aménagement sur place n'a pas été retenu.