| Les objectifs seront pour
les eaux superficielles :
- d'assurer le franchissement des canaux
principaux et des talwegs par des ouvrages ne créant
pas d'obstacle à l'écoulement des eaux ; les
réseaux secondaires et tertiaires de marais seront
rétablis ou restructurés en collaboration avec
les associations syndicales de marais ;
- de préserver la qualité de
l'eau des marais, en n'y rejetant pas directement les eaux
pluviales ayant ruisselé sur la plateforme autoroutière
mais en les faisant transiter par des bassins de rétention
et de traitement;
- d'assurer la transparence hydraulique dans
la traversée des marais mouillés de la Sèvre
Niortaise. Il est envisagé un viaduc d'environ 800
m et des ouvrages hydrauliques complémentaires.
Les objectifs seront pour les eaux souterraines
d'assurer :
- la préservation de la ressource
en eau dans la traversée du périmètre
de protection éloigné du captage de Frace en
AIGREFEUILLE d'AUNIS en augmentant les mesures d'étanchéité
et de surveillance selon les préconisations de l'hydrogéologue
agréé ;
- la préservation des nappes aquifères
du Dogger et du Kimméridgien : par exemple, étanchéité
dans les zones karstiques.
- Milieu naturel, faune – flore
:
Les effets directs sont liés au risque
de destruction des habitats d'espèces par assèchement
de zones humides ou suppression de haies, ainsi qu'au risque
de mortalité des espèces et de coupure de territoire
de vie des animaux.
Au-delà des dispositions incluses
dans la conception même du projet, les mesures d'insertion
générale suivantes ou spécifiques sont
prévues :
- un passage spécifique faune au niveau
des bosquets du Fief du Pas Martin sur Le Thou ;
- surdimensionnement d'ouvrages hydrauliques
afin d'assurer le passage de la faune et de la petite faune
le long des canaux et la transparence écologique ;
- aménagement en faveur des batraciens
: reconstitution ou création de mares, passage spécifique
type crapauduc, clôtures adaptées ;
- aménagement en faveur des reptiles
: zones d'accueil, délaissés aménagés…
- aménagement en faveur des oiseaux
: plantations linéaires évitant les collisions
avec les véhicules, transparence optimale du franchissement
de la Sèvre, préservation des zones de nidification
et d'alimentation ;
- déplacement et préservation
de station botanique ;
- clôtures spécifiques faune
dans les zones fréquentées par les animaux sauvages.
Les mesures d'accompagnement prévues
portent sur la reconquête des prairies naturelles humides,
la reconstitution de trames bocagères ou encore le
renforcement des liaisons écologiques. Ces mesures
d'accompagnement sont cohérentes avec le plan d'actions
pour le Marais Poitevin ou pour le Marais de Rochefort.
Coût de mesures prises en
faveur de l'environnement
Les mesures sont de deux ordres :
- celles résultant de dispositions
adoptées à chaque étape de l'élaboration
du projet (adaptation de la géométrie dans la
bande de 300 m, éloignement de l'autoroute des lieux
habités, encaissement de l'autoroute en déblai,
traitement architectural d'un ouvrage d'art, assainissement…)
et dont l'évaluation financière indépendante
des autres coûts, n'est pas possible;
- celles, bien individualisables et correspondant
à des aménagements spécifiques, signalées
précédemment. Leur coût est estimé
à 35,5 millions d'euros (valeur juillet 2002), soit
6,3 % du coût total.
Exécution des travaux
Des mesures seront prises par le concessionnaire,
sous le contrôle des services de l'Etat, afin de limiter
la gêne des riverains (air, bruit, sécurité,
circuits des engins et camions) et d'éviter les atteintes
au milieu environnant (cultures, eau, faune et flore) en phase
chantier.
Engagements de l'Etat
Après la déclaration d'utilité
publique, une liste des engagements de l'Etat en matière
d'insertion économique et sociale et de protection
des espaces concernés sera rendue publique. Ces engagements
seront inclus dans le contrat de concession, et le concessionnaire
sera tenu de les respecter. Un comité de suivi sera
constitué pour veiller au respect des engagements de
l'Etat.
Dans les trois à cinq ans suivant
la mise en service de l'infrastructure, le maître d'ouvrage
procédera à un bilan social, économique
et environnemental. Celui-ci sera accessible au public.
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