ANALYSE DE L'ETAT INITIAL DE L'ENVIRONNEMENT
ET EVALUATION DES ENJEUX

Préalablement à l'étude d'Avant-Projet Sommaire (et son étude préliminaire), l'analyse des fonctions, des enjeux socio-économiques et la comparaison avec les autres modes de transport ont porté sur une zone Grand Ouest NANTES – BORDEAUX.( Etudes préliminaires)

L'analyse est établie par thème sur une grande aire d'étude comprise entre A83 au nord, A837 au Sud, La ROCHELLE et SAINTE-HERMINE à l'ouest et SURGÈRES à l'est.

L'aire d'étude se développe du Nord au Sud sur quatre unités physiques bien différenciées :

- la plaine Sud-Vendéenne,
- Le Marais Poitevin,
- la plaine d'Aunis,
- le Marais de Rochefort.


Urbanisme, habitat, bruit et qualité de l'air

L'habitat est relativement bien regroupé en bourg et gros hameaux avec néanmoins quelques fermes et habitations isolées sur les îles des marais et sur les plaines.
Hormis à proximité des grands axes routiers et dans les grandes agglomérations et leur périphérie, l'ambiance sonore est considérée comme modérée.
Des mesurages de la qualité de l'air ont montré une concentration des polluants d'origine routière dans le centre de MARANS, du fait de la configuration de la route nationale (rue en U), et un niveau très faible sur le reste du territoire.

Quatre pôles économiques sont recensés : FONTENAY-LE-COMTE, l'agglomération de LA ROCHELLE, l'agglomération de ROCHEFORT et enfin le pays d'Aunis aux activités réparties sur plusieurs agglomérations.

Au-delà du renforcement de l'activité des grands pôles économiques tels que les ports de La PALICE et de ROCHEFORT, les communautés d'agglomérations et de communes et les acteurs économiques ont plusieurs projets de développement, parmi lesquels, hors agglomération, les projets de zones d'activités et de plateforme logistique situés sur VÉRINES et SAINTE-SOULLE et de requalification de la zone des Grands Champs à AIGREFEUILLE d'AUNIS. Enfin l'activité touristique est un élément économique important pour les deux régions.

Les enjeux concernent le développement urbain s'appuyant sur une cohérence territoriale et une coopération intercommunale, avec deux corollaires : préservation de l'habitat et du cadre de vie, développement économique.

Agriculture

L'agriculture est prépondérante sur l'aire d'étude.

Les productions dominantes sont céréalières sur les plaines calcaires et les marais desséchés mais l'élevage bovin reste important surtout dans les marais mouillés Poitevin et le marais de Rochefort.

Cependant les surfaces toujours en herbe sont en nette diminution en zone de marais.

Les aménagements à la parcelle comprennent :

- l'irrigation à partir de forages dans les nappes aquifères ou de pompage en canal ;
- le drainage en marais desséché.

Entre les recensements agricoles de 1988 et 2000, les exploitations agricoles se sont agrandies et leur surface moyenne est de 63 hectares sur l'aire d'étude en 2000.

La diversification des exploitations va de l'élevage hors-sol à l'agriculture biologique et à l'accueil touristique à la ferme.

Parmi les mesures agro-environnementales, les contrats d'agriculture durable-CAD sont en préparation avec pour objectif le maintien et la reconquête de prairies naturelles en marais.

Les enjeux portent sur le maintien et le développement durable des exploitations agricoles tant en culture céréalière qu'en élevage et l'accompagnement des mesures agro-environnementales décidées dans le cadre du plan d'actions pour le Marais Poitevin et le Marais Rochefortais.

Patrimoine :

Les monuments historiques classés ou inscrits sont nombreux mais concentrés soit dans les villes de FONTENAY-LE-COMTE, LA ROCHELLE et ROCHEFORT, soit dans les bourgs (églises).

Les sites archéologiques sont disséminés sur l'aire d'étude mais sont particulièrement nombreux le long de l'ancien trait de côte tant au niveau du Marais Poitevin qu'au niveau du Marais de Rochefort.

Les enjeux patrimoniaux portent sur la préservation physique et de l'environnement visuel des bâtiments historiques et la connaissance des sites archéologiques.

Paysage :

Les plaines et les marais desséchés offrent des vues dégagées lointaines. Les plaines sont ponctuées de villages et localement de bosquets ; les marais sont ponctués d'îles où se regroupe souvent l'habitat.

Les marais mouillés situés au contact entre plaine et marais ainsi que la vallée de la Vendée et les marais mouillés tributaires de la Sèvre Niortaise sont embocagés et offrent donc des vues plus limitées. Ces interfaces constituent des espaces paysagers à préserver.

Les enjeux portent sur la préservation et la valorisation de l'image de qualité des marais.


Milieu physique :

Le climat est essentiellement océanique, sans excès. Cependant, la tempête de 1999 a causé de gros dégâts et les marais côtiers ont été envahis par la mer.

Le relief est plat et les ruptures de pente se trouvent seulement au contact plaine-marais et au niveau des îles.

La structure géologique est composée de couches sédimentaires formées à l'ère secondaire, de nature calcaire. A l'ère tertiaire, ce plateau a été érodé par les fleuves correspondant à la Sèvre Niortaise et à la Charente.

La transgression marine (remontée du niveau marin) à l'ère quaternaire a envahi les golfes de Poitou et de Charente, en déposant des alluvions argileuses ou bri, qui constituent le sol des Marais Poitevin et Rochefortais.

La difficulté géotechnique réside dans la présence de sols plus ou moins compressibles en marais. Les emprunts de matériaux de remblai seront à rechercher dans les plaines calcaires ou dans les lieux d'extraction de la région.


Eaux superficielles et souterraines :

Les grands bassins versants interceptés sont ceux de la Vendée, de la Sèvre Niortaise et de la Charente. Les Schémas d'Aménagement et de Gestion des Eaux –SAGE sont en cours de définition par bassin homogène.

Les plaines calcaires sont caractérisées par une absence d'écoulements superficiels, sauf en période de pluies du fait de la perméabilité des sols.

Les marais sont quadrillés par un réseau plus ou moins dense de canaux.

Leur fonctionnement est le suivant :

- Les marais mouillés ont une double fonction de rétention des crues hivernales et d'alimentation du marais desséché en période estivale.
- Les marais desséchés sont protégés des crues des fleuves par des digues. Le réseau de canaux est différencié en primaire, secondaire et tertiaire selon leur importance, leur rôle et leur gestion.

Les marais sont gérés par des associations syndicales regroupées en unions.

Les nappes aquifères des plaines calcaires sont exploitées par des captages pour l'alimentation en eau potable et des forages agricoles. Elles sont vulnérables et classées comme nappe intensément exploitée dans le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux – SDAGE Loire-Bretagne.

Milieu naturel, faune - flore

Les Marais Poitevin et de Rochefort représentent un intérêt biologique et écologique remarquable. Ces deux zones humides présentent des milieux riches par l'abondance de la flore et de la faune ; ce sont des habitats privilégiés pour les poissons, les reptiles, les petits mammifères tels la loutre et les oiseaux.

Ils font l'objet d'inventaires (zones naturelles d'intérêt écologique faunistique et floristique – ZNIEFF, zones d'importance communautaire – ZICO) et de protections réglementaires (réserves naturelles, réseau natura 2000).

Les enjeux portent sur la prise en compte de ces espaces et de ces habitats et la préservation par l'absence d'effets notables et dommageables sur ces zones inventoriées et/ou protégées.