| Patrimoine :
Les monuments historiques classés
ou inscrits sont nombreux mais concentrés soit dans
les villes de FONTENAY-LE-COMTE, LA ROCHELLE et ROCHEFORT,
soit dans les bourgs (églises).
Les sites archéologiques sont disséminés
sur l'aire d'étude mais sont particulièrement
nombreux le long de l'ancien trait de côte tant au niveau
du Marais Poitevin qu'au niveau du Marais de Rochefort.
Les enjeux patrimoniaux portent sur la préservation
physique et de l'environnement visuel des bâtiments
historiques et la connaissance des sites archéologiques.
Paysage :
Les plaines et les marais desséchés
offrent des vues dégagées lointaines. Les plaines
sont ponctuées de villages et localement de bosquets
; les marais sont ponctués d'îles où se
regroupe souvent l'habitat.
Les marais mouillés situés
au contact entre plaine et marais ainsi que la vallée
de la Vendée et les marais mouillés tributaires
de la Sèvre Niortaise sont embocagés et offrent
donc des vues plus limitées. Ces interfaces constituent
des espaces paysagers à préserver.
Les enjeux portent sur la préservation
et la valorisation de l'image de qualité des marais.
Milieu physique :
Le climat est essentiellement océanique,
sans excès. Cependant, la tempête de 1999 a causé
de gros dégâts et les marais côtiers ont
été envahis par la mer.
Le relief est plat et les ruptures de pente
se trouvent seulement au contact plaine-marais et au niveau
des îles.
La structure géologique est composée
de couches sédimentaires formées à l'ère
secondaire, de nature calcaire. A l'ère tertiaire,
ce plateau a été érodé par les
fleuves correspondant à la Sèvre Niortaise et
à la Charente.
La transgression marine (remontée
du niveau marin) à l'ère quaternaire a envahi
les golfes de Poitou et de Charente, en déposant des
alluvions argileuses ou bri, qui constituent le sol des Marais
Poitevin et Rochefortais.
La difficulté géotechnique
réside dans la présence de sols plus ou moins
compressibles en marais. Les emprunts de matériaux
de remblai seront à rechercher dans les plaines calcaires
ou dans les lieux d'extraction de la région.
Eaux superficielles et souterraines :
Les grands bassins versants interceptés
sont ceux de la Vendée, de la Sèvre Niortaise
et de la Charente. Les Schémas d'Aménagement
et de Gestion des Eaux –SAGE sont en cours de définition
par bassin homogène.
Les plaines calcaires sont caractérisées
par une absence d'écoulements superficiels, sauf en
période de pluies du fait de la perméabilité
des sols.
Les marais sont quadrillés par un
réseau plus ou moins dense de canaux.
Leur fonctionnement est le suivant :
- Les marais mouillés ont une double
fonction de rétention des crues hivernales et d'alimentation
du marais desséché en période estivale.
- Les marais desséchés sont protégés
des crues des fleuves par des digues. Le réseau de
canaux est différencié en primaire, secondaire
et tertiaire selon leur importance, leur rôle et leur
gestion.
Les marais sont gérés par des
associations syndicales regroupées en unions.
Les nappes aquifères des plaines calcaires
sont exploitées par des captages pour l'alimentation
en eau potable et des forages agricoles. Elles sont vulnérables
et classées comme nappe intensément exploitée
dans le schéma directeur d'aménagement et de
gestion des eaux – SDAGE Loire-Bretagne.
Milieu naturel, faune - flore
Les Marais Poitevin et de Rochefort représentent
un intérêt biologique et écologique remarquable.
Ces deux zones humides présentent des milieux riches
par l'abondance de la flore et de la faune ; ce sont des habitats
privilégiés pour les poissons, les reptiles,
les petits mammifères tels la loutre et les oiseaux.
Ils font l'objet d'inventaires (zones naturelles
d'intérêt écologique faunistique et floristique
– ZNIEFF, zones d'importance communautaire – ZICO)
et de protections réglementaires (réserves naturelles,
réseau natura 2000).
Les enjeux portent sur la prise en
compte de ces espaces et de ces habitats et la préservation
par l'absence d'effets notables et dommageables sur ces zones
inventoriées et/ou protégées.
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